Texte d'Olivier CAPDEVILLE
La forêt - ses rochers, ses arbres, ses trous d’eau - sert de décor aux multiples métamorphoses du corps féminin, arachnéen ou sylvestre, sylphide ou chose quand il fait corps avec la pierre.
Qu’il sorte de la glaise où s’enfonce dans l’eau, pour la fouiller, papillon, grenouille, salamandre, mais aussi, figure d’Ophélie, flottant comme un grand lys.
Le rocher abrite le corps féminin comme il conserve la vie fourmillante. La chevelure flotte sur l’eau comme une aile de mouette.
Tout est fait pour que les parties de ce corps se fondent dans une symphonie silencieuse dont le chef d’orchestre est la nature.
Olivier CAPDEVILLE