Texte de Bertrand LANGLOIS
Le procédé utilisé pour le tirage, la kallitypie, a été choisi pour l’adéquation avec son sujet, un cirque à vocation traditionnelle. Ce procédé photographique aux sels de fer, avec développement au nitrate d’argent, à partir d’un film négatif noir et blanc, permet un rendu qui souligne le sens du spectacle présenté qui se tourne vers les origines d’un cirque populaire.
Dans un chapiteau bricolé à la diable à Paris comme en province, un cirque pas comme les autres, ouvert, empli de beauté et de liberté, le cirque tzigane d’Alexandre Romanès .
A travers son spectacle, le cirque Romanès nous invite à partager la joie et l’émotion d’un mariage gitan en nous entraînant dans le tourbillon de la fête.
Dans une ambiance de cierges et d’encens, la troupe entre en trombe, s’assoit sous le chapiteau : le spectacle peut commencer. Chacun se lève et exécute son numéro devant les autres, de tour de chant et de danse en numéro d’acrobatie, de trapèze ou de contorsion au son du violon, de la contrebasse et de l’accordéon et de la voix de Délia, dans la chaleur d’une soirée familiale dont on ressort charmé. L’orchestre tzigane mène la danse sur airs enjoués et poignants, dialogue avec les balles, les fils, les corps et emmène les acrobates dans une danse surprenante où l’enchantement prime sur l’exploit.
Bernard LANGLOIS