Texte de Serge STREIBEL
Rêve d’une ville
Un art éphémère dans une ville éternelle
Une ville, des murs peints, une multitude de signes offerts ou dissimulés, c’est ce qui me frappe quand je marche dans les rues de Grenade.
Art éphémère ou graffitis, ces signes m’interpellent dans la ville magique et « chevaleresque », et je me prends à leur jeu.
Au fur et à mesure que je les débusque ou qu’ils s’imposent à mes yeux, je suis fasciné à la fois par leurs couleurs, leur inventivité, leur puissance, ainsi que les messages qu’ils véhiculent ou parfois les clins d’œil à la société moderne qu’ils inscrivent sur les murs de la ville.
Cette écriture éphémère et l’art qui en découle accompagnent mon parcours dans cette ville historique, couronnée par l’Alhambra, joyau de l’architecture maure, construit à l’image du paradis céleste, qui découpe l’horizon tel un immense totem de pierre.
Je ressens un immense contraste dans cette ville dont l’immuable beauté, indissociable de l’Alhambra, nous renvoie à un sentiment d’éternité, face à ces créations vouées à l’éphémère, ces cris de la ville moderne.
Graffitis, murs peints et tags, un art éphémère dans une ville éternelle, une écriture urbaine qui traduit un art foisonnant.
Serge STREIBEL